Mille vierges au Paradis
J’entends encore le bruit de l’ultime explosion
Il y avait des femmes, leurs enfants, un wagon…
Je transportais mon deuil et celui de ces gens
Dans un simple bagage aux contours rouges sang.
Mon père qui m’avait dit de croire toujours en Dieu
Doit être fier aujourd’hui, je le rejoins aux cieux,
J’ai programmé mon deuil sur les touches d’un portable,
Et ordonner celui de ces âmes coupables.
L’occident corrompu va payer aujourd’hui,
Pour le mal qu’il engendre au sein de mon pays.
Si à la loi du maître, le Diable s’attend,
Il aurait du prévoir la mort de ses enfants…
Ma mère m’avait dit de fonder un foyer,
J’ai aimé une femme et l’ai même épousé
Mais les vides du temps m’ont donné pour amante
L’incroyable pureté d’une cause naissante…
Le souffle si puissant du fracas rédempteur
Est un courant d’air chaud qui inonde mon cœur
J’entends les cris perdus de tous ces infidèles
Je n’ai aucune larme, on ne pleure pas au ciel…
Mon maître m’a promis la gloire des héros,
Le prestige posthume des plus grands généraux,
Un océan de luxe, des femmes et du plaisir,
Mille vierges au Paradis, l’Eden des martyres…
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