14 juillet
Petit écoute,
Vient de la route,
Le bruit des bottes.
Cuirs en cadence,
Des pas qui dansent,
Sur le bitume, sans fausses notes.
C’est la parade du régiment,
Un troupeau d’hommes tous élégants,
La sueur au front sous le soleil caniculaire.
Ornés d’insignes et de médailles,
Souvenirs précieux d’une grande bataille,
Prix esthétiques, monde pathétique, tourne à l’envers.
L’asphalte vibre sous le fracas des godillots,
Rythme binaire sur cette artère, esprits dociles mis au repos.
Ames égarées, l’arme au coté, pensées perdues dans cette rue.
En première ligne du cortège sont exhibées,
Les trois couleurs de la nation, ultimes emblèmes de leur fierté.
Puis du clairon résonne le son d’un chant cynique et bien connu.
La foule en liesse reprend en chœur,
L’hommage au sang des champs d’honneur,
Allons enfants, suivez la voie, devenez soldats!
Champs Elysée, splendeur amer,
Insolent paradis des marches militaires,
Avenue devenue, l’éden d’un jour, pour l’apparat.
Soulagement, voila la fin!
Du défilé de fiers pantins,
L’image des bottes s’est dissipée.
Petit écoute,
Fuis cette route,
Construits la paix.
| Août 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires