Lundi 28 avril 2008

A la dérive

 

 

Je vois danser les femmes des maris trop absents,

Sur la piste aux étoiles des samedis récurrents.

La lumière qui  inonde,

Leur fortune inféconde,

N’est qu’un timide éclat,

L’image d’un faux-semblant…

 

Je vois souffrir les hommes des épouses frivoles,

Le regard dévasté par la peine et l’alcool.

Les vapeurs qui s’exhalent,

Des élixirs fatals

Sont de piètres remèdes

 A leur colère folle…

 

J’entends crier les cœurs des âmes à l’abandon,

Aussi fortes que les basses qui saturent le son.

Les mélodies emportent,

Leurs évidences mortes,

Sur les chemins qui mènent,

Jusqu’à la déraison…

 

J’entends rugir les lions repus de leurs conquêtes,

Comme des cris diaboliques résonnant dans ma tête.

Leurs allégresses occultent,

Un océan d’insultes,

Qui noie les innocentes,

Sous des promesses muettes…

 

Je sens monter l’angoisse aux marges de mon cœur,

Une lassitude oblique qui glace mon humeur.

Mon désarroi reflète,

Ces existences désuètes,

Dans le miroir obscur,

   D’un  destin ravageur …

 

par yann publié dans : poèmes communauté : Poésies entre amis
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