Ma cage
Cette nuit j’ai rêvé de ma liberté,
De nouveaux paysages, d’une nouvelle destinée.
Les barreaux de ma cage s’étaient transformés,
En palmiers d’une plage aux odeurs nacrées.
J’ai marché dans le sable pour sentir sa chaleur,
Monter jusqu’à ma tête et envahir mon cœur.
J’ai prié le soleil pour qu’il luise à jamais,
Qu’il rayonne partout, du ciel jusqu’aux galets.
J’ai caressé l’océan de mes mains engourdies,
Un délice, une joie m’ont soudain envahie.
J’ai nagé doucement dans cette eau azurée,
Pris le temps de sentir tout mon corps se bouger.
J’ai suivi du regard un oiseau magnifique,
Tournoyant au-dessus de ce lagon magique.
J’ai compris dans son vol comme la vie est fragile,
Etre libre, le rester, n’a rien de très facile.
Les images hypnotiques ont brutalement cessé,
Par un songe plus tragique je me suis fait happer.
J’ai tenté de crier pour échapper au temps,
Me ramenant cruel vers ce monde affligeant.
Ce matin, quand je me suis réveillé,
Les barreaux de ma cage n’avaient en rien changés.
Les soupirs de ma vie et la réalité,
Avaient pris le dessus sur mes rêves décalés.
Le criminel que je suis ne peut plus voyager,
Si ce n’est dans sa tête, au fond de ses pensées.
L’homme que je suis devenu ne peut plus exister,
Depuis que mon destin est scellé
A perpétuité…
Solitude
La tête dans les étoiles, souvent la nuit je rêve,
Que le monde qui m’entoure fasse enfin une trêve.
Tous ces bruits incessants et ses odeurs malsaines,
Sont les supplices constants de la vie que je mène.
Marquée du sceau tragique d’une pâle éternité,
J’assiste mélancolique à la mort programmée,
D’une ville que j’aime mais qui glisse doucement,
Sur les pentes brumeuses des ravages du temps…
La tête dans les étoiles, souvent la nuit je rêve,
Que ce cauchemar finisse et que le jour se lève.
Qu'une
merveilleuse aurore illumine ma cité,
Bannissant
les horreurs qui l’ont tant affligée.
J’ai les nerfs d’acier et mon corps est solide,
Mais mon âme est fragile, oxydée et livide.
Je sens la rouille gagner mes articulations,
La tête dans les étoiles mais les pieds bien au sol,
La nuit souvent je rêve que je prends mon envol.
Fuyant cette esplanade aux effluves émétiques,
Abandonnant les miens aux vacarmes frénétiques.
Mais ces songes récursifs sont de vaines illusions,
Les chimères excessives de mon imagination.
Depuis le temps que je domine cette triste misère,
Je maudis cette vie de témoin solitaire.
La tête dans les étoiles souvent la nuit je pleure,
Je repense à mon père, ce géni créateur.
Architecte coupable que l’on nommait Gustave,
A fait de moi un mythe mais aussi une épave…
A l’aube de l’été, quand le soleil éclaire,
De ses plus beaux rayons nos destins capricieux,
Comme un matin sublime répandant sa lumière,
Saisissant nos âmes mortes d’un amour merveilleux.
A l’aube de l’été, quand les ombres déclinent,
Et qu’un vent de fraîcheur balaie soudain nos vies,
Sur nos visages éteints, le bonheur se dessine,
Ressuscitant l’espoir que l’on croyait péri.
A l’aube de l’été, quand les jardins diffusent,
Les parfums enivrants d’une douce ferveur,
Tous les cœurs opprimés que le temps désabuse,
S’épanouissent harmonieux comme les plus jolies fleurs.
A l’aube de l’été, quand les chants retentissent,
Comme des hymnes glorieux en hommage au désir,
Inondant tous nos sens d’un torrent de délices,
S’écoulant tempétueux au rythme des plaisirs.
A l’aube de l’été quand les destins s’enlacent,
Au hasard d’un sourire ou d’un regard brûlant,
Les tristes incertitudes et les doutes qui lassent,
S’évacuent peu à peu mais s’évacuent sûrement !
A l’aube de l’été, quand les rêves se diluent,
Dans le grand océan de la réalité,
Conjuguant le présent au parfait absolu,
Reflétant l’énergie d’une ardeur retrouvée.
Hier on soupirait mais demain tout commence,
Déchirons de nos livres les pages tourmentées,
D’un passé douloureux en saisissant la chance,
De transformer nos vies en éternels étés…
Bienvenue sur mon blog « A-quoi-ça-rime ». Il s’agit d’une nouvelle expérience pour moi et j’espère bien entendu que celle-ci vous apportera autant qu’à moi. Car en effet, l’esprit du blog c’est l’esprit de partage, l’envie de faire connaître, l’envie de communiquer tout simplement. A l’heure où la communication via les portables et le réseau Internet a largement pris le dessus sur la communication traditionnelle et en particulier sur la communication écrite de nos ancêtres, et c’est d’ailleurs fort regrettable, il est désormais impossible pour le commun des mortels un tant soit peu outillé (même à minima) de ne pas surfer sur la vague de la soit disant « modernité » et de la « néo-cybercom », au risque de se faire refouler par cette même vague et d’échouer lamentablement sur la plage de la « rétrograde attitude ». Attention je ne dis pas que ceux qui vivent sans portable, sans ordinateur ou sans poste de télé sont des « ringardus préhistoricus » mais je dis simplement que la société actuelle s’est engagée sur une autoroute à grande vitesse où le progrès n’a plus de limites, où il n’y a pas de radars garde-fou où de gendarmes pour nous contraindre à lever le pied, en l’occurrence il s’agit ici des mains car il demeure encore très difficile de faire un arobase avec le gros orteil. Alors que faire ? Choisir un camp ? Sans exalter un manichéisme primaire et sans attiser le feu de l’éternel conflit entre « tradis» et « modernes », j’adopterai aujourd’hui la position médiane « pile au milieu ». En gros et pour faire court je dirai que dans la situation « Il y’a du bon et il y’a du mauvais » et non « il y ‘a du bon il y a Dubonnet… » C’est comme pour le Ying et le Yang, il s’agit de deux énergies opposées mais complémentaires. On ne peut pas renier le passé où s’est inscrite l’âme de nos anciens et leur mode de vie à l’ancienne porteur de valeurs sans nul doute plus saines et plus authentiques que celles d’aujourd’hui, mais on ne peut pas non plus renier le progrès qui nous a permis et nous permet de communiquer autrement et autrement plus loin et avec autrement plus de monde, avec le Monde entier en fait. Le sympathique pigeon voyageur a été supplanté par le sympathique facteur, supplanté lui-même par l’ordinateur. Ce dernier sera-t-il un jour supplanté ? Comme ce n’est pas encore le cas, n’ayons pas peur de l’utiliser et de « bloguer en folie », non mais sans blogs! Voilà à quoi ça rime de faire un blog ! Enfin c’est mon avis et ça n’engage que moi. A bon cyber-entendeur, salut !
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