Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 17:30

 

Ma cage

 

 

Cette nuit j’ai rêvé de ma liberté,

De nouveaux paysages, d’une nouvelle destinée.

Les barreaux de ma cage s’étaient transformés,

En palmiers d’une plage aux odeurs nacrées.

 

J’ai marché dans le sable pour sentir sa chaleur,

Monter jusqu’à ma tête et envahir mon cœur.

J’ai prié le soleil pour qu’il luise à jamais,

Qu’il rayonne partout, du ciel jusqu’aux galets.

 

J’ai caressé l’océan de mes mains engourdies,

Un délice, une joie m’ont soudain envahie.

J’ai nagé doucement dans cette eau azurée,

Pris le temps de sentir tout mon corps se bouger.

 

J’ai suivi du regard un oiseau magnifique,

Tournoyant au-dessus de ce lagon magique.

J’ai compris dans son vol comme la vie est fragile,

Etre libre, le rester, n’a rien de très facile.

 

Les images hypnotiques ont brutalement cessé,

Par un songe plus tragique je me suis fait happer.

J’ai tenté de crier pour échapper au temps,

Me ramenant cruel vers ce monde affligeant.

 

Ce matin, quand je me suis réveillé,

Les barreaux de ma cage n’avaient en rien changés.

Les soupirs de ma vie et la réalité,

Avaient pris le dessus sur mes rêves décalés.

 

Le criminel que je suis ne peut plus voyager,

Si ce n’est dans sa tête, au fond de ses pensées.

L’homme que je suis devenu ne peut plus exister,

Depuis que mon destin est scellé

A perpétuité…

Par Yann - Publié dans : poèmes
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 17:12

Solitude

 

 

La tête dans les étoiles, souvent la nuit je rêve,

Que le monde  qui m’entoure fasse enfin une trêve.

Tous ces  bruits incessants et ses odeurs malsaines,

Sont  les  supplices constants de la vie que je mène.

 

Marquée  du sceau tragique  d’une pâle  éternité,

J’assiste mélancolique  à la mort  programmée,

D’une ville que j’aime mais qui glisse doucement,

Sur les pentes brumeuses des ravages  du temps…

 

La tête dans les étoiles, souvent la nuit je rêve,

Que ce cauchemar finisse et que le jour se lève.

Qu'une merveilleuse aurore illumine ma cité,

Bannissant les horreurs qui l’ont tant affligée.
 

J’ai les nerfs d’acier et mon corps est solide,

Mais mon âme est fragile, oxydée et livide.

Je sens la rouille gagner mes articulations,

Profitant  insidieuse de ma  lente déraison.

 

La tête dans les étoiles mais les pieds bien au sol,

La nuit souvent je rêve que je prends mon envol.

Fuyant cette esplanade  aux effluves émétiques,

Abandonnant les miens aux vacarmes frénétiques.

 

Mais  ces songes récursifs sont de vaines illusions,

Les chimères excessives de mon imagination.

Depuis le temps que  je domine cette triste misère,

Je maudis cette vie de témoin solitaire.

 

La tête dans les étoiles souvent  la nuit je pleure,

Je repense  à mon père, ce géni créateur.

Architecte coupable que l’on nommait Gustave,

A fait de moi un mythe  mais  aussi une épave…

Par yann - Publié dans : poèmes
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 16:29
 voleur de cœur
 
Au sommet de la chaîne élémentaire de l’Amour,
Vit un fourbe Don-Juan, un sournois d’arrière-cours,
Pourchassant ses victimes comme un fauve affamé,
Il est prêt à bondir sur les cœurs chavirés.
 
Lorsqu’il sort la nuit, lubrique et voluptueux,
C’est pour danser la valse de l’amant sirupeux.
Par de longues tirades et des discours flatteurs,
Il mystifie les femmes qui recherchent le bonheur.
 
Devenu imbattable dans l’art d’émerveiller,
Il tisse lentement sa toile d’humain mi-araignée.
Emprisonnant l’esprit des filles les plus fragiles,
Comme celle de ce soir qu’il manipule, habile.
 
Sa proie ainsi tombée dans l’embûche indolore,
Ne se doute même pas qu’il la trompera encore.
Confiance artificielle pour un sésame précieux,
Qui mène au septième ciel, aux instants savoureux.
 
Ayant franchi sans honte les portes du désir,
En ne s’intéressant qu’à son propre plaisir,
 Il s’endort fatigué comme un lion dans l’arène,
Fourbu d’avoir lutter pour conquérir sa reine.
 
Elle aussi s’abandonne dans les bras de Morphée,
Amoureuse, elle veut croire à une belle destinée.
Ses rêves féeriques sont pleins de sentiments,
Intronisée princesse d’un divin prince charmant.
 
Mais le matin cruel vient briser les espoirs,
De cette demoiselle qui voulait pourtant croire,
Au début d’une idylle, d’une passion infinie,
Le Tigre satisfait s’en est allé sans bruit…
 
Au sommet de la chaîne élémentaire de l’Amour,
Vit le voleur de coeurs, le coq de basse-cours.
Chausse-trappe sentimentale sous fond d’hypocrisie,
Rayon farce et attrape du commerce de la vie…
Par yann - Publié dans : poèmes
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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 18:40

 

 
Métronome
 
 
          

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Matin d’hiver à Odéon,
Visages amers à l’unisson.
 
Matin sous terre à Montparnasse,
La mine austère des gens qui passent.
 
Midi obscur à la Concorde,
Un fleuve de tristesse qui déborde.
 
Midi sature à Saint-Michel,
Mouvement de foule presque irréel.
 
Le soir venu à la Madeleine,
Les plus heureux sourient à peine.
 
Le soir perdu à Champigny,
Quand l’erreur erre, l’espoir aussi.
 
 Minuit résonne à la cité,
Paris pardonne ces opprimés
 
Et la nuit noie toutes souffrances
Même si demain tout recommence…
Par yann - Publié dans : poèmes
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 11:58



Je reviendrai
 
 
 Le visage obscurci, tu ne veux pas pleurer.
Le cœur anéanti tu ne veux rien montrer.
Digne dans la douleur de voir partir un fils
Au front de cette guerre auréolée de vices. 
 
Ne pleure pas, je reviendrai !
Un jour où l’autre ce sera la paix.
Et on fêtera cent fois mon retour,
Autour d’un feu ardent d’amour.
 
Assise dans la cuisine, le regard dans le vide,
La tristesse dans les yeux, la peine au coin des rides,
Tu te sens d’un seul coup vieillir et condamnée,
A vivre le supplice d’une solitude forcée.
 
Ne pleure pas, je reviendrai !
Après l’orage, je rentrerai.
Et on fêtera longuement mon retour,
Toute la nuit même jusqu’au jour !
 
Ta vie s’est ralentie comme un fleuve de glace,
Elle s’est vite refroidie avec le temps qui passe.
La mienne est une coulée de lave incandescente
Chaque instant je me brûle à cette guerre indécente.
 
Ne pleure pas, je reviendrai !
A cette horreur, je survivrai.
On fêtera peut être mon retour,
Malgré la peur, j’espère toujours.
 
  Mais…
 
Ce matin deux hommes en noir ont sonné à ta porte
Ils ont baissé la tête, souhaité que tu sois forte.
Tu compris vite le drame et brisas le silence,
D’un hurlement tragique traduisant ta souffrance.
 
Ne pleure plus, c’est terminé.
Là où je suis, je suis en paix.
On fêtera sûrement mon retour,
Non dans la joie mais le cœur lourd…
Par Yann - Publié dans : poèmes - Communauté : Poésies entre amis
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 17:20
Les Hasards de la vie.
 
 
Les hasards de la vie sont des routes qui se croisent,
Des âmes qui se rencontrent, qui s’aiment ou qui se toisent.
Les hasards de la vie sont les fleuves qui se jettent
Dans l’océan furieux de nos envies secrètes…
 
Les hasards de la vie sont des doutes qui s’effacent,
De merveilleux sourires qui liquéfient la glace.
Les hasards de la vie sont les eaux épurées
Des sources de surprises qui guident nos destinés.
 
Les hasards de la vie sont des pics de chagrin,
Des éminences de peine au détour des chemins.
Les hasards de la vie sont les rafales du vent
Qui s’engouffre dans les failles que ravine le temps…
 
Les hasards de la vie sont des secondes fragiles,
Des miettes d’allégresse et de bonheurs subtiles.
Les hasards de la vie sont les fleurs belles, écloses,
Sur le bord des allées de ce monde morose…
 
Les hasards de la vie sont des carrefours soudains,
Des croisées essentielles aux effets incertains.
Les hasards de la vie sont parfois les préludes
D’histoires merveilleuses ou bien parfois absurdes…
 
Les hasards de la vie sont souvent dérisoires,
Mais ils donnent malgré eux un sens à notre histoire.
Les hasards de la vie sont les fils conducteurs
 Menant aux tristes échecs où aux purs bonheurs…
                         
Les hasards de la vie sont comme les dés qui roulent,
Sur le long tapis vert des années qui s’écoulent.
Les hasards de la vie sont des mines d’étonnements
 Bouleversant nos principes et nos saints commandements
 
Les hasards de la vie écrivent nos vies…
au hasard…
Par Yann - Publié dans : poèmes - Communauté : Poésies entre amis
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 14:37
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Ambiance
 
Eole hante les quais du port à l’abandon
Faisant gonfler les vagues des ondes déchirées,
Déposant sur la digue des écumes argentées,
Sur la proue des navires et des fiers artimons.
 
A l’abri des remparts et au cœur des maisons
Dans les refuges d’un soir et les sombres cafés,
Les légendes de la mer, les récits oubliés,
De la bouche des anciens ressurgissent en chanson.
 
Les nuages dessinent dans les cieux assombris,
Des visages de pêcheurs que l’Océan a pris,
Comme autant de souvenirs que le vent nous ramène.
 
Les rafales sifflantes sont des sanglots si longs
Que la mer rugissante aux allures guerrières
A le cœur fendu de tant de dépression.
Par yann - Publié dans : poèmes - Communauté : Poésies entre amis
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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /Fév /2008 16:40


A l’aube de l’été.

 

 

A l’aube de l’été, quand le soleil éclaire,

De ses plus beaux rayons nos destins capricieux,

Comme un matin sublime répandant sa lumière,

Saisissant  nos âmes mortes  d’un amour merveilleux.

 

A l’aube de l’été, quand les ombres déclinent,

Et qu’un vent de fraîcheur balaie soudain nos vies,

Sur nos visages éteints, le bonheur se dessine,

Ressuscitant l’espoir que l’on croyait péri.

 

A l’aube de l’été, quand les jardins diffusent,

Les parfums  enivrants d’une douce ferveur,

Tous les cœurs opprimés que le temps désabuse,

S’épanouissent harmonieux comme les plus jolies fleurs.

 

A l’aube de l’été, quand  les chants retentissent,

Comme des hymnes glorieux en hommage au désir,

Inondant tous  nos  sens  d’un torrent  de délices,

S’écoulant  tempétueux au rythme des  plaisirs.

 

A l’aube de l’été quand les destins s’enlacent,

Au hasard d’un sourire ou  d’un regard brûlant,

Les  tristes incertitudes et les  doutes qui lassent,

S’évacuent  peu à peu mais s’évacuent sûrement !

 

A l’aube de l’été, quand les rêves se diluent,

Dans le grand océan de la  réalité,

Conjuguant  le présent au parfait absolu,

Reflétant l’énergie d’une  ardeur  retrouvée.

 

Hier on soupirait mais demain tout  commence,

Déchirons  de nos  livres les pages tourmentées,

D’un passé douloureux  en saisissant la  chance,

De transformer  nos vies en  éternels étés…

Par yann - Publié dans : poèmes
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 09:51
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Bienvenue sur mon blog « A-quoi-ça-rime ». Il s’agit d’une nouvelle  expérience pour moi et j’espère bien entendu que celle-ci vous apportera autant qu’à moi. Car en effet, l’esprit du blog c’est l’esprit de partage, l’envie de faire connaître, l’envie de communiquer tout simplement. A l’heure où la communication via les portables et le réseau Internet a largement pris le dessus sur la communication traditionnelle et en particulier sur la communication écrite de nos ancêtres, et c’est d’ailleurs fort regrettable, il est désormais impossible pour le commun des mortels un tant soit peu outillé (même à minima) de ne pas surfer sur la vague de la soit disant  « modernité » et de la « néo-cybercom »,  au risque de se faire refouler par cette même vague et d’échouer lamentablement sur la plage de la « rétrograde attitude ». Attention je ne dis pas que ceux qui vivent sans portable, sans ordinateur ou sans poste de télé sont des « ringardus préhistoricus » mais je dis simplement que la société actuelle s’est engagée sur une autoroute à grande vitesse où le progrès n’a plus de limites, où il n’y a pas de radars garde-fou où de gendarmes pour nous contraindre à lever le pied, en l’occurrence il s’agit ici des mains car il demeure encore très difficile de faire un arobase avec le gros orteil. Alors que faire ? Choisir un camp ? Sans exalter un manichéisme primaire  et sans attiser le feu de l’éternel conflit entre « tradis» et « modernes », j’adopterai aujourd’hui la position médiane « pile au milieu ». En gros et pour faire court je dirai que dans la situation «  Il y’a du bon et il y’a du mauvais »  et non « il y ‘a du bon il y a Dubonnet… » C’est comme pour le Ying et le Yang, il s’agit de deux énergies opposées mais complémentaires. On ne peut pas  renier le passé où s’est inscrite l’âme de nos anciens et leur mode de vie à l’ancienne porteur de valeurs sans nul doute plus saines et plus authentiques que celles d’aujourd’hui, mais on ne peut pas non plus renier le progrès qui nous a permis et nous permet de communiquer autrement et autrement plus loin et avec autrement plus de monde, avec le Monde entier en fait. Le sympathique  pigeon voyageur a  été supplanté  par  le sympathique facteur, supplanté lui-même par l’ordinateur. Ce dernier sera-t-il un  jour supplanté ? Comme ce n’est pas encore le cas, n’ayons pas peur de l’utiliser et de « bloguer en folie »,  non mais sans blogs! Voilà à quoi ça rime de faire un blog ! Enfin c’est mon avis et ça n’engage que moi. A bon cyber-entendeur, salut !

Par yann - Publié dans : textes
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